Le séisme qui a ravagé l’Asie le 26 décembre
dernier a fait près de 300000 victimes. Dans les pays sinistrés,
sur la zone côtière, de nombreux enfants se retrouvent ainsi sans parents, sans maison, sans
soins adaptés.
Les populations touchées par cette catastrophe auront besoin
de temps pour se remettre de ce traumatisme.
Le tsunami a touché des milliers de Thaïlandais résidant dans les 6 provinces qui longent la mer d’Andaman.
Dans la province de Ranong, E&D soutient l'action d'un médecin thaïlandais qui développe dans les écoles une méthode d'aide psychologique aux enfants orphelins traumatisés par le tsunami.

Dans cette école de BANG MUANG,
il y avait 687 élèves.
- 30 élèves sont morts
- 21 sont portés disparus
- 9 sont orphelins des deux parents
- 4 sont orphelins de père
- 31 sont orphelins de mère
- 156 élèves n'ont plus de maison
- 1 institutrice est morte
L'école est le lieu où l'enfant retrouve sa vie d'avant le tsunami. C'est le cadre idéal pour organiser des activités de soutien psychologique pour les enfants affectés.
Les cellules psychologiques d'urgence sont composées d'infirmières puéricultrices, de pédiatres et de psychologues.
Les enfants orphelins, chacun accompagné d'un ami moins touché par le tsunami, sont répartis dans des groupes de 10. Les activités donnent aux enfants la possibilité d'exprimer leur peine tout en étant bien entourés. La présence de leurs amis leur permet de ne pas s'effondrer.
Des psychologues forment des équipes de paramédicaux à l'organisation de séances d'animations regroupant de petits groupes d'enfants orphelins autour d'activités dans le cadre de l'école, comme des séances de dessins, d'échanges ou de jeux où les jeunes ont la possibilité de s'exprimer librement et de se soutenir mutuellement. Sur le dessin ci-contre, l'enfant s'est dessiné à l'emplacement le plus proche de son état actuel. L'enfant trouve ensuite
mieux les mots pour expliquer pourquoi il s'est dessiné à cet endroit.
Puis on invite les enfants à exprimer des idées auxquelles ils peuvent se raccrocher lorsqu'ils souffrent beaucoup.
L'infirmière organise des séances de relaxation où ils peuvent rêver de quelque chose de très beau. Puis chacun raconte son rêve aux autres. Les enfants construisent alors un arbre en papier sur lequel chacun écrit l'idée qui l'aide, ce qu'il aimerait faire, manger ou avoir...

Cet enfant est venu voir son institutrice car il ne veut pas rentrer à la maison. L'école est tout ce qui reste du temps où il avait encore ses deux parents. L'institutrice l'encourage et lui dit qu'elle l'attend le lendemain matin.
Cette aide médico-psychologique s’inscrit
dans le long terme et constitue un véritable travail de développement. Ce n'est pas seulement une aide d’urgence.
AIDEZ CES ENFANTS A SE RECONSTRUIRE
UN AVENIR…