Constat
Le rapport du PNUD 2007-2008 place le Cambodge au 131 e rang mondial sur les 177 pays listés, selon l'Indice de Développement Humain. A Phnom Penh, 25% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Malgré les efforts des autorités locales, certains quartiers ne disposent pas des infrastructures de base, et des milliers de familles se retrouvent en situation de grande précarité. Cette situation a souvent pour conséquence d'accroître leur perte de confiance en elles, d'autant plus que le manque d'information et de compréhension concernant leurs droits et les services existants pénalise les plus vulnérables.
La spécificité des zones urbaines :
Les études statistiques réalisées par la municipalité de Phnom Penh estiment que le taux de croissance démographique annuelle s'élève à 2.5 %, et qu'une grande majorité de la population se compose de jeunes en recherche d'emploi. Comme dans la plupart des villes de pays en développement, la pauvreté urbaine est un phénomène permanent à Phnom Penh. L'exode rural aggrave la situation avec chaque année un nombre croissant de familles très vulnérables migrant en ville pour trouver du travail. Ces dernières ont pour seule option de s'installer dans les bidonvilles (dont la population augmente d'année en année) où elles doivent faire face à de nombreux problèmes tels que le chômage, la violence domestique, la consommation de drogue, l'alcoolisme, etc. Depuis quelques décennies, plusieurs quartiers informels caractérisés par de mauvaises conditions sanitaires et d'hygiène et un manque d'infrastructures de base sont ainsi apparus dans le centre de la capitale cambodgienne.
On observe à l'heure actuelle de plus en plus de disparités économiques et sociales. Le prix des biens de première consommation augmente régulièrement (en 2007, l'inflation s'est élevée a près de 10%) et l'ouverture du Cambodge à l'économie de marché et les investissements étrangers ne profitent pas toujours immédiatement à la frange la plus pauvre de la population Phnom Penhoise.
La situation dans les districts périurbains de Phnom Penh est tout aussi préoccupante. En effet, afin que la capitale retrouve son image d'ancienne « Perle d'Asie », la Municipalité a annoncé en 2001 son intention de relocaliser 80% des 180 000 habitants des bidonvilles vers la périphérie de la ville. Ces relocalisations ou « expulsions » des familles s'effectuent vers les districts périurbains de la capitale (principalement Dangkor, Russey Keo et Mean Chey) sur des sites de relocalisation précaires et peu développés en infrastructures. Pour survivre et trouver un emploi, certaines familles se voient obligées de retourner en ville où elles vivent dans des conditions de plus en plus difficiles.
Objectifs
Objectif spécifique :
Améliorer de manière durable les conditions de vie des familles les plus vulnérables de Phnom Penh en les amenant à développer leur autonomie et en améliorant leur accès aux services sociaux, sanitaires, éducatifs et économiques de qualité. L'objectif global dans lequel s'inscrit le projet est de diminuer la
grande pauvreté dans la ville de Phnom Penh.
Objectifs généraux :
Réduire la pauvreté en milieu urbain
Promouvoir l'éveil, les droits et le développement de l'enfant
Promouvoir l'éducation préscolaire des jeunes enfants
Promouvoir la protection de la femme et de l'enfant
Promouvoir le développement des services sociaux de proximité
Partenaires locaux :
+ association Sovann Phoum
+ association Krousar yoeung
+ association Samatapheap Knhom Organisation (SKO)
3 ONG cambodgiennes reconnues par le ministère de l'Intérieur.
Durée du projet
: 3 ans (2008-2011)