Améliorer la prise en charge des patients
dans les structures de santé
Rénovation de bâtiments :
-
Adduction en eau et construction d'un bloc de latrines dans l'enceinte
de l'hôpital de référence.
- Remise en état d'un centre de santé
- Maintenance (réparations et entretiens courant) des structures
de santé grâce aux fonds générés par
le recouvrement des coûts
Equipement en mobilier et matériel médical :
E&D
a, tout au long du projet, régulièrement pourvu et remplacé
le matériel médical des centres de santé (stéthoscopes,
tensiomètres, équipement en soins dentaires) et fourni
un ensemble d'équipements visant à offrir au personnel
les meilleures conditions de travail (systèmes radio, énergie
solaire, incinérateurs, puits, latrines, motos pour les services
mobiles, panneaux d'informations
).
Formation du personnel :
Clé de voûte du projet dans un pays ou les ressources humaines
ont été décimées par trente années
de conflits internes, les formations dispensées en direction
des agents de santé se sont focalisées sur la prise en
charge des patients, les pathologies les plus fréquentes, l'examen
clinique, la gestion des centres de santé et l'adaptation des
services aux besoins des usagers. L'objectif visait à améliorer
la qualité des services, afin de renforcer la crédibilité
des structures publiques et d'en augmenter l'utilisation, de réduire
les taux de mortalité maternelle et infantile, réduisant
de ce fait le niveau de pauvreté des populations par l'usage
de prestations de proximité rationnelles, accessibles même
aux plus pauvres grâce un système d'exemption (environ
30% des consultations sont gratuites).
Réorganisation du travail à l'intérieur des
structures de santé :
Les changements les plus notables sont notamment apportés grâce
:
- aux profils de poste établis pour chacun des agents de santé
et des équipes cadre des districts
- aux salaires supplémentaires basés sur la performance
et l'attitude professionnelle
- à des formations
- à la mise en place de tableaux de bord dans chaque centre de
santé
Mise en place d'un recouvrement des coûts :
E&D a mis en place dans les 8 centres de santé à sa
charge un système de recouvrement des coûts qui s'appuie
sur un Comité de Gestion du centre de santé (élu).
Cette procédure permet une gestion transparente et participative
du Centre. Les comités sont impliqués dans toutes les
décisions regardant le fonctionnement du centre, disséminent
les informations pertinentes au sein de leur communauté, et veillent
au maintien d'une attitude professionnelle au sein des équipes.
Cette approche permet de réduire le seuil de pauvreté
des usagers, en stimulant l'utilisation des services publics, moins
chers que le privé et gratuits pour les plus pauvres, dont les
prix sont validés par les comités avant application.
La formation de l'équipe cadre du district :
- formations en système de gestion financière, des ressources
humaines et des médicaments.
- support financier et logistique permettant aux équipes de superviser
régulièrement les prestations de service et l'éducation
en santé communautaire.

Améliorer la prise en charge des mères
et des enfants hors des structures de santé
Mise
en place de services mobiles de PMI et de vaccination dans les villages
de la zone de couverture des Centres de santé :
Les prestations de services sont basées sur :
- une remise à niveau technique
- une formation continue
- un support financier et logistique
- des salaires supplémentaires liés à des indicateurs
pré-établis
- des campagnes d'information et d'éducation
- le recensement régulier des nouveau-nés par les chefs
de village assisté par les Volontaires
- la participation des Volontaires Villageois qui informent et rassemblent
mères et enfants lors de la venue des équipes.
Formation des matrones :
Dans
la grande majorité illettrées et âgées, les
accoucheuses traditionnelles mettent au monde 80% des nouveau-nés
au Cambodge. La difficulté à former ces matrones repose
sur leur faible niveau éducatif. La formation se doit donc avant
tout d'être pratique et visuelle. E&D fournit également
des kits d'accouchement et des per-diem permettant aux accoucheuses
de participer aux réunions mensuelles avec les sages-femmes des
Centres de santé où elles peuvent aborder des cas pratiques,
se sentir soutenues et se voient rappeller leurs rôle et responsabilités.
Améliorer les infrastructures sanitaires
Construction de puits et de latrines :
L'accès à l'eau de consommation est extrêmement
faible dans le Cambodge rural, où 30% des foyers ruraux (contre
12% des familles urbaines) utilisent l'eau des lacs et des rivières
pour leur consommation personnelle. En même temps, seules 1% des
maisons rurales au Cambodge possèdent l'eau courante (33% en
zone urbaine). Les autres sources d'eau potable varient : puits public
ouvert (22%), forage (21%).
Les
installations sanitaires restent rares 79% de la population n'ayant
pas accès aux toilettes (80% en zone rurale). Seulement 6% de
la population possède des toilettes à chasse d'eau reliée
à un égout ou à une fosse septique.
Une des premières causes de mortalité infantile est due
aux diarrhées, transmissibles par l'eau contaminée et
le manque d'hygiène.
Afin de réduire la prévalence des pathologies liées
à de mauvaises conditions sanitaires, E&D a mis en place
une approche de distribution de latrines et de puits ou forages au sein
de la communauté, basé sur un contrat individuel ou collectif
avec les récipiendaires, qui établit une période
délimitée pour la construction de latrines ou de puits
à réception du matériel fourni, et demande une
participation financière aux bénéficiaires.
Sensibilisation aux bonnes habitudes d'hygiène :
Le faible niveau éducatif général des populations
rend lent le processus d'intégration des nouvelles connaissances,
qui se heurte parfois aussi aux croyances traditionnelles maintenues
par les anciens.
Améliorer les connaissances de la population
en termes de santé
Mise en place d'un réseau d'agents de santé :
Le réseau de santé s'est mis en place dès le début
du projet, incluant 333 Volontaires de Santé Villageois en, les
59 membres des Comités de Gestion des centres de santé,
127 matrones et 54 employés des centres de santé.
Le contenu des formations dispensées est basé sur les
problèmes de santé les plus courants au sein des communautés
ciblées: la dengue, la diarrhée, les infections respiratoires,
la fièvre, la tuberculose, le SIDA
mais aussi sur les comportements
à améliorer au niveau de la nutrition, la vaccination,
l'allaitement maternel, l'espacement des naissances.
Deux personnes par centre de santé ont été instruites
à la méthodologie éducative et ont formé
à leur tour les membres du réseau de santé.
E&D a aussi produit un kit d'éducation, contenant posters,
résumés des cours, messages important pour chaque sujet
qui a été remis à chaque volontaire pour le soutenir
dans ses actions éducatives au sein de son village.
Introduction de l'éducation à la santé à
l'école :
Commencé dans quatre écoles primaires du District
de Bati, ce volet s'est étendu en 2002 à deux écoles
du District de Kong Pisey. L'approche repose sur la méthode
de l'Enfant pour l'enfant: des enfants des classes de niveaux CM1
et CM2 sont formés à devenir des éducateurs en
santé et forment ensuite leurs pairs, sous forme de séances
dans leurs classes une fois par semaine. Ils sont supervisés
par des instituteurs, volontaires, eux-mêmes formés à
cette méthode et capables dorénavant d'enseigner cette
approche et d'assurer la poursuite des activités.
Les sujets abordés sont principalement: la malaria, la dengue,
l'hygiène corporelle et bucco-dentaire, la fièvre, la
déficience iodée, les parasites intestinaux, l'eau propre,
la nutrition, la vaccination, les dangers du tabac, les droits de l'enfant.