Constat
Le
Burkina Faso est un pays essentiellement agricole dépendant des
variations climatiques. Ces dernières se caractérisent
par une saison sèche de 8 mois et une saison pluvieuse qui s'étale
généralement de mai à septembre. L’irrégularité
de la pluviométrie (de 500 à 750 mm par an pour la zone
du Centre Nord) rend l’agriculture pluviale, majoritaire sur l’ensemble
du pays, incapable de garantir la sécurité alimentaire
des populations rurales.
La situation socio-économique du Burkina
s'est dégradée à la suite des évènements
en Côte d'Ivoire et au retour massif des burkinabé exilés,
privant ainsi le pays des revenus provenant des exportations d'animaux
et des transferts financiers des travailleurs burkinabé émigrés.
Le taux d'alphabétisation reste faible
: seulement 21,8% des burkinabé de plus de 15 ans sont alphabétisés
en 2003. Le système sanitaire connaît lui aussi de nombreuses
difficultés (le taux de couverture sanitaire est de l'ordre de
21%). Seuls 34% des ménages accèdent à l'eau potable.
En 1998-1999, une enquête démographique et de santé
révélait que 37% des enfants de moins de 5 ans souffraient
de malnutrition chronique. A cet état sanitaire préoccupant
vient s'ajouter un taux de prévalence du VIH/SIDA estimé
à 6,5% .
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'améliorer les conditions de vie,
de santé et d'éducation des enfants des communes de Foubé
et Guiendebila dans le district de Barsalogho. La lutte contre l'analphabétisme
est la première étape pour sortir les communautés
rurales de l'ignorance et de l'incapacité d'être actrices
de leur propre développement.
En deuxième lieu, le projet s'efforcera de promouvoir un environnement
propice au développement global de l'enfant : amélioration
des conditions sanitaires, de l'éducation à la santé,
de la santé maternelle et du suivi PMI, du statut nutritionnel
de l'enfant, accès à des centres d'éveil, amélioration
du taux et de la qualité de la scolarisation en particulier des
filles, accès à des activités sportives, et renforcement
des capacités communautaires. C'est aux communautés et
plus particulièrement aux parents de prendre en main le développement
global de leurs enfants.
Localisation
Les
deux aires sanitaires de Foubé et Guiendebila sont des zones
rurales où la principale ressource économique provient
de l'agriculture et plus particulièrement de l'élevage.
La sécurité alimentaire de la population est directement
liée aux conditions climatiques précaires.
L'absence d'infrastructures routières ralentit la croissance
économique de la zone.
Le taux d'alphabétisation estimé à 12,5% est lui
aussi un obstacle majeur au développement socioculturel et à
la productivité. Les taux de scolarisation sont respectivement
de 15% et de 7% sur Foubé et Guiendebila avec seulement 8% et
4% de scolarisation chez les filles. La raison est à la fois
due à la réticence de parents à scolariser leurs
enfants mais surtout à l'insuffisance de places dans les écoles
existantes.
Bénéficiaires
+ Les enfants de 0 à 15 ans des deux aires
sanitaires, soit 4 269 enfants
+ Les femmes en âge de procréer sur les deux aires sanitaires,
soit 5 183 femmes
+ Les auxiliaires de santé villageois et accoucheuses villageoises,
soit 56 personnes
+ Les membres des associations de parents d'élèves (10
associations, 70 membres).
+ Le personnel soignant de l'équipe cadre du district et des
aires sanitaires (Centre Médical et Antenne Chirurgicale de Barsalogho,
Centres de Santé et de Promotion Sociale de Foubé et de
Guiendebila)
+ Le personnel de l'inspection de l'Education et les instituteurs de
la zone ciblée (20 fonctionnaires)
+ Les éducatrices du centre d'éveil pilote non formel
+ Les enfants des clubs sportifs
+ Les groupes de jeunes éducateurs
pairs (" peer groups ")
Partenaires locaux
Le projet impliquera l'ensemble des intervenants impliqués dans
la prise en charge des enfants :
+ les enfants eux-mêmes à travers les groupes de jeunes
éducateurs pairs
+ les cellules de santé villageoises et l'équipe cadre
de santé du district
+ le personnel enseignant des écoles et les cadres de l'inspection
provinciale de l'Education
+ les associations de parents et de mères d'élèves
des écoles appuyées

Durée du projet
: 2004-2007
Financement : Service
Laïc de Coopération au Développement (SLCD) et autres
financements (publics et privés) en cours de recherche.
Moyens humains
:
+ Un expatrié responsable de projet à partir de la deuxième
année
+ Un coordinateur local sur la totalité de la durée du
projet
+ Trois animateurs chargés de la mise en place des activités
sur les zones et de l'animation entre les différents acteurs
intervenants
+ Un administrateur comptable et un logisticien.